Les Bistrots Parisiens
Ya le long des comptoirs des bistrots parisiens
des gens qui tous les soirs
en sortant du turbin
se racontent leur vie sur un ton fainéant
ils parlent de la pluie, ils parlent du bon temps.
Ils parlent de voiture,
de foot et de boulot
mais une chose est sure
ils ne boivent pas de l'eau
qu'ils rentrent du bureau, de l'usine ou du chantier
C'est toujours au bistrot que finit leur journée.
Y a pas meilleur façon
de se faire des amis
quelle que soit la région
quel que soit le pays
que d'aller faire un tour à l'heure de l'Apéro
boire des petits godets dans les petits bistrots.
Je m'y suis fait copain
avec un policier
qui contre un verre de vin
fait sauter les PV
je m'y suis fait compère
avec un vieux plombier
qui contre un ou deux verres
débouche les éviers.
Et voilà pourquoi tous les soirs
je m'en vais de bar en bar
écouter les histoires
des piliers de comptoirs,
ces grandes gueules
ceux qui parlent tout seul
puis qui s'en vont sans payer en titubant,
les abonnés de l'ardoise et du crédit
qui pour un dernier verre font toute une comédie
au grand patron qui commence à balayer
en criant "allons y c'est le dernier on va fermer".
Longue vie à tous les dingues
qui traînent près du zinc
et préfèrent rigoler
que d'mater la télé
et vive le folklore des bistrots parisiens
des gens qui parlent fort un grand verre à la main
Moi c'est là que je traîne
Là que me vient la rime
J'y claque mes étrennes
Jusqu'au dernier centime
et les joies et les peines de tous ces inconnus
deviendront mes prochaines chansons farfelues
Au milieu des comiques
Il y a quelques sérieux
Qui parlent politique
Et n'ont pas trouvé mieux
Que de refaire le monde
A longueur de soirées
A coup de bières blondes
Au comptoir des cafés
Dans les éclats de rire , les verres et la fumée
négligeant l'avenir
Oubliant leur passé
Ces accros du plaisir
Savent rire et chanter
En attendant le pire
Car tout peut arriver
Et voilà pour quoi dans les bars
Mieux vaut ne jamais s'assoir
Rien ne vaut les hisotires
des piliers de comptoirs,
ces grandes gueules
ceux qui parlent tout seul
puis qui s'en vont sans payer en titubant,
les abonnés de l'ardoise et du crédit
qui pour un dernier verre font toute une comédie
au grand patron qui commence à balayer
en criant "allons y c'est le dernier on va fermer".