Très beau nom pour un tout petit bar très agréable (*). Situé à deux pas de la place Pigalle, en remontant sur les Abesses, il donne sur une toute petite rue, pas large… pas large, non plus, est le bar.
Nous tenons à peine sur deux rangées. Et bien du mal à nous faufiler vers l’arrière du bar nous avons (désolé : mais je viens de revoir Star War – The empire strike back, et le Maître Djédaille, à l’envers dedans il parle). Et c’est bien dommage car une surprise attend les convives (« convives » : est-ce que ça marche quand on ne fait que boire ?) : à l’arrière, au bout du long couloir : il y a une chambre à coucher. Une vraie, j’vous l’dis ! Elle a sa commode, son grand lit, sa table de nuit, ses tapisseries, etc. C’est le lounge de service. Alors, de temps à temps, on voit passer des jeunes gens bien mis, genre Sarkosistes chic-16ème, se faufiler vers l’arrière pour profiter du lieu en négligeant le bar, et se vautrer sur le pieu : des dépravés, c’est sûr.
En nous pressant tous les uns contre les autres en cette avant-veille d’élection, nous avons pu confronter nos idées : Sarkosistes modérés pressentant la victoire, Ségolénistes enflammés, Bayrousien atones, ayant troqués leurs jus orange pour une bonne bière, déjà motivés par la vengeance des législatives… on a bu pas mal, discuté beaucoup avec les piliers locaux du bar. Beppe et Zaza se seraient presque laissés aller à les inviter à la prochaine AJS, tellement ils sentaient la victoire proche. Heureusement, le service de la conformité veille.
*() : mon sens de l’enquête se diluant dans la bière, j’ai oublié de demander pourquoi le bar s’appelle comme ça.
